Epargne et la finance

Comment le gouvernement va tuer le PEL
Comment le gouvernement va tuer le PEL

Dès l'an prochain, la fiscalité des nouveaux plans sera alourdie. Et les avantages accordés en cas de souscription de prêt immobilier seront supprimés.

Le Plan d'épargne logement passera-t-il l'année 2018 ? Les derniers arbitrages rendus par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de Finances permettent sérieusement d'en douter.

A compter du 1er janvier 2018, les intérêts générés par les nouveaux PEL seront imposés auprélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30%, ce dès la première année de détention. Exit donc la fiscalité avantageuse de ce produit dont les intérêts étaient jusqu'ici exonérés d'impôts sur le revenu jusqu'à la 12ème année de détention (avant cette échéance, seuls les prélèvements sociaux étaient dûs).

Concrètement, si l'on prend en compte la rémunération brute actuelle du PEL (1%), on peut en déduire que ce produit imposé à 30%, ne rapportera plus que 0,7% net chaque année. Soit moins que le Livret A dont la rémunération va être gelée à 0,75% durant deux ans. Ce d'autant plus que le PEL est beaucoup moins flexible que le Livret A car tout retrait avant 4 ans entraîne sa clôture, voire une diminution des intérêts servis si le produit est fermé avant 2 ans.

Ce n'est pas le seul coup de massue asséné au PEL. Dès l'an prochain, toujours, les nouveaux PEL ne bénéficieront plus de la fameuse prime d'Etat - jusqu'à 1.525 euros - qui était jusqu'ici accordée aux épargnants désirant utiliser ce produit pour souscrire un prêt immobilier.

Résumons, le PEL version 2018 ne rapportera plus grand chose en tant que produit d'épargne et perdra encore de son intérêt dans l'optique de la souscription d'un crédit immobilier. Bref, si le gouvernement voulait signer son arrêt de mort, il ne s'y serait sans doute pas pris autrement.