Immobilier durable

Immobilier ajouté le 04 juin 21

Immobilier durable : les Français restent attachés à la pierre

Après un an de crise financière, les Français restent attachés à l'investissement immobilier. L’amour pour la pierre a de beaux jours devant lui.

Un immobilier plus durable

Dans son rapport d’activité 2020, l’ASPIM rappelait déjà le rôle clé de l’immobilier dans l’atténuation du changement climatique, à travers la décarbonisation de l’économie européenne. Le bâtiment à lui seul représente 46 % de la consommation d’énergie en France, et plus d’un quart des émissions de gaz à effet de serre (GES). En France, la loi PACTE impose aujourd’hui aux assureurs de proposer au moins une unité de compte (UC) ISR dans leurs contrats d’assurance vie. De son côté, la Commission européenne réfléchit à la création de labels pour orienter l’investissement vers les actifs qui favorisent la transition écologique.
L’ASPIM considère donc que « les gestionnaires de fonds immobiliers ont donc un rôle majeur à jouer pour l’amélioration du parc existant ». L’immobilier responsable représente « un enjeu sociétal extrêmement fort » . Déployer une stratégie d’investissement durable, « c’est participer à la production d’actifs qui vont promouvoir la santé et le confort des utilisateurs.

Epargne-retraite et diversification

D’après le sondage ASPIM publié ce mercredi, les trois quarts des Français (75 %) considèrent toujours l’immobilier comme « un investissement sûr et rentable ». Cette opinion fait consensus entre les générations. Pour nos concitoyens, l’immobilier reste la solution idéale pour « se constituer une épargne longue en prévision de leur retraite » (54 %). Cette opinion séduit surtout les moins de 35 ans (75 %) par rapport à leurs aînés (49 %). C’est le caractère tangible de l’immobilier qui alimente cette affection. S’ils devaient investir dans l’immobilier, les Français plébisciteraient (78 %) un bien qu’ils ont choisi et dont ils assurent la gestion.
L’investissement indirect dans la pierre-papier (22 %) les séduit beaucoup moins. La notion de proximité transparaît dans le sondage, lorsque les Français s’expriment sur l’élargissement du périmètre d’investissement. La diversification géographique soulève peu d’enthousiasme. Ainsi, 54 % des Français ne s’estiment pas prêts à souscrire à des produits immobiliers investis dans toute l’Europe. Pourtant, « la mutualisation des risques par la multiplication des marchés géographiques d’investissement est une nouvelle manière de sécuriser et protéger les investissements », rappelle l’ASPIM. Il y a encore de la pédagogie à faire pour convaincre les investisseurs.