Immobilier et ces départements

Immobilier ajouté le 27 janv. 21

Immobilier : ces départements qui attirent désormais le plus les Franciliens

A la faveur de la crise sanitaire, certains départements ont vu leur côté largement grimper auprès des acheteurs franciliens.
On les accuse régulièrement d’être responsables des hausses de prix de l’immobilier dans certaines grandes villes. Les dernières données publiées par les notaires tendent à démentir ce présupposé pour cette année. En Loire-Atlantique, par exemple, les Franciliens n’ont représenté que 6% des acheteurs. Ce qui ne semble pas être une vague suffisante pour expliquer à elle seule les hausses de prix médians à deux chiffres constatés à Nantes (+13,2% selon les notaires), au cours de l’année 2020. A titre de comparaison, les Franciliens ont représenté une part bien plus forte des acheteurs dans le Morbihan (11% des acheteurs) et en Vendée (8%) ou même en Charente-Maritime (10%). Sans que l’on observe des effets similaires sur les prix dans ces départements.
Autre exemple à l’Ouest, en Ille-et-Vilaine. Dans ce département, selon les notaires, les Franciliens n’ont représenté que 5% du total des acheteurs. Là encore, leur présence n’est certainement pas assez forte pour expliquer les hausses spectaculaires de prix (+14,4% sur un an) à Rennes. Dernier cas évocateur : Lille. Proche de Paris en temps de transport, les prix médians ont grimpé de 9,8% dans la capitale des Flandres en 2020. Les Franciliens n’ont pourtant représenté que 2% des ventes immobilières dans le département, selon les notaires… difficile dans ces conditions de leur faire porter la responsabilité de l’inflation locale.
Des spots ruraux prisés
Sur la carte ci-dessus, les données publiées par les notaires sont assez frappantes. Les départements où l’on retrouve le plus d’acheteurs franciliens ne sont pas ceux des grandes métropoles régionales. Ce sont aux contraire les territoires voisins de l’Ile-de-France, et principalement ruraux. Parmi les départements phares, on trouve ainsi l’Eure-et-Loir (30% des acheteurs y sont franciliens), l’Yonne (27%), l’Oise (23%) ou encore l’Eure (22%). Les Franciliens représentent également 12% des acheteurs dans la Creuse, 11% dans le Lot, et 15% en Corse-du-Sud.
Les notaires se sont également amusés à observer les évolutions des comportements des acheteurs franciliens. Et certains départements, semble-t-il, ont clairement tiré leur épingle du jeu de la crise sanitaire. Dans l’Yonne, les Franciliens représentent désormais par exemple 27% des acheteurs, contre 18% l’année dernière. Soit une évolution de 9% du total. Dans l’Eure, dans l’Orne et le Loiret, leur proportion a augmenté de 6% dans le total des acheteurs locaux. A contrario, les Franciliens se sont faits plus discrets dans le Var, où ils ne représentent plus que 7% des acquéreurs, contre 10% en 2019. En Charente-Maritime, là aussi, leur proportion des acquéreurs franciliens a baissé de 3 points. Ils ne comptent plus que pour 10% du nombre de transactions, contre 13% l’année précédente. Enfin en Ardèche, la part des acheteurs franciliens a été divisée par deux en un an : 2% du total des ventes en 2020, contre 4% en 2019.