Crédit immobilier : trois bonnes raisons d'emprunter maintenant

Crédit immobilier : trois bonnes raisons d'emprunter maintenant

Crédit immobilier : trois bonnes raisons d'emprunter maintenant

 

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Des taux au plus bas, des durées de plus en plus longues et des marges de négociations importantes. C'est le bon moment pour emprunter.

Des taux de crédits immobiliers proches des plus bas historiques, des durées d'emprunt plus longues, une concurrence bancaire exacerbée. La période actuelle est propice pour s'endetter.

1 Des taux proches des plus bas historiques

En ce mois de mars, les taux des crédits immobiliers font quasi du surplace et continuent de rester toujours aussi attractifs. Selon MeilleurTaux.com, on peut obtenir en moyenne 1,35 % (hors assurance) sur 15 ans, 1,55 % sur 20 ans et 1,75 % sur 25 ans. « Les derniers changements de barèmes ont été peu nombreux et se sont effectués à la marge. Globalement, c'est le statu quo sur le marché », commente Maël Bernier, porte-parole de MeilleurTaux.com. Même son de cloche chez Cafpi, un autre acteur majeur du secteur, qui souligne un « début d'année incroyablement stable ».

Selon les deux courtiers, MeilleurTaux.com et Empruntis, on se situerait aujourd'hui aux plus bas niveaux historiques relevés en octobre 2016 ! « On s'en rapproche. Le différentiel est désormais faible et s'établit désormais entre 0,10 et 0,15 % », nuance Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.

Cette situation favorable aux emprunteurs devrait se poursuivre pendant encore plusieurs mois, car on dispose de plus de visibilité sur les intentions de la Banque centrale européenne (BCE) : il n'y aura pas de resserrement monétaire avant 2020. Quant à l'OAT 10 ans, l'indice de marché qui sert de référence aux crédits immobiliers à taux fixe, il est de plus en plus faible . Le 7 mars, il est nettement passé sous la barre des 0,50 % (à 0,4250 %), contre 0,71 % fin décembre 2018. Il y a encore un an, ce taux avoisinait 0,9 %. « Ce récent recul de l'OAT 10 ans est une bonne nouvelle, car cela confirme la poursuite de la tendance. Cela ne devrait pas avoir un effet sur les tarifs dans les prochains mois », commente Maël Bernier. « Sur ces bases, sauf événements extérieurs à la France et à l'Europe, il est clair que les taux resteront bas en 2019 », avance de son côté Credixia.

 

2 Des crédits toujours plus longs

La hausse du prix de la pierre dans l'ancien et dans le neuf rogne le pouvoir d'achat immobilier des candidats acquéreurs. Mais, jusqu'à présent, une parade efficace s'est mise en place pour absorber ce renchérissement du mètre carré : allonger la durée du prêt. Cette compensation a été d'autant plus facile à mettre en place que le coût du crédit est abordable. Dans sa dernière publication, l'Observatoire Crédit Logement-CSA indique que la durée moyenne en février dernier atteint 230 mois. « Depuis 2013, les durées se sont accrues de 24 mois. Jamais elles n'avaient été aussi élevées », ajoute-t-il.

Les emprunts à 30 ans ont d'ailleurs fait leur apparition dans les vitrines des nombreuses banques. Pour mémoire, cette longue durée n'était pas proposée il y a encore deux ans. « Cette solution de financement permet aux primo-accédants de continuer d'accéder au crédit. Cela a permis d'absorber la suppression des APL-accession et le recentrage du PTZ », remarque Philippe Taboret.

Proposés avec des taux compris entre 1,56 et 3 %, les prêts sur 30 ans ne sont pas spontanément mis en avant par les banques. « C'est une offre de niche. Les prêteurs acceptent cette durée maximale pour les ménages dont le dossier passe sur 25 ans. Cette souplesse sur la durée est proposée à ceux qui sont en quête d'une aisance de trésorerie », commente Cécile Roquelaure, directrice des études d'Empruntis.

3 Des banques offensives

A cette période de l'année,  les banques sont commercialement agressives . N'ayant pas encore atteint leurs objectifs annuels de distribution de crédits à l'habitat, elles prêtent bien volontiers - et au plus grand nombre - pour conquérir des clients. Sachant qu'une offre attractive permet souvent de faire arriver dans l'établissement un nouveau client pour plusieurs années, elles sont disposées à faire des efforts importants. « Et en ce moment, c'est la grande braderie. On constate un écart notable entre les tarifs officiels affichés et ceux proposés réellement dans les agences aux clients. Il existe des marges de négociation importantes pour les emprunteurs dotés d'un bon dossier, comme des revenus réguliers, un faible endettement et/ou une épargne », indique Maël Bernier. Et sur des périodes courtes, des records sont battus. Tout récemment, Credixia a indiqué un taux record de 0,20 % (hors assurance) sur 7 ans, une durée très réduite pour un crédit immobilier