La hausse des prix de l’immobilier ancien se poursuit

La hausse des prix de l’immobilier ancien se poursuit

La hausse des prix de l’immobilier ancien se poursuit

PAP analyse chaque mois la conjoncture du marché des prix de l'immobilier ancien dans vingt-deux grandes villes de France. La tendance : les prix augmentent et les volumes de transaction restent élevés.

En novembre, le mètre carré progresse dans les 22 villes analysées. Une tendance qui se place dans la droite ligne des observations du précédent indice : en octobre dernier, l’ancien augmentait sur tous les marchés, alors qu’un mois plus tôt, quelques timides baisses étaient enregistrées à Grenoble, Aix-en-Provence et Toulon.

À Bordeaux, l’ancien bondit de 10,9 % en rythme annuel, pour culminer à 4.258 €/m² moyen, contre une hausse de 9,5 % en octobre. 2018 s’annonce comme un cru exceptionnel en matière de prix. À Reims, l’augmentation, toujours en rythme annuel, s’établit à 7 % en novembre 2018, contre 6,3 % en octobre. Le mètre carré rémois reste abordable, avec une moyenne à 2.143 €/m². Lyon décroche la médaille de bronze de la hausse : à 4.060 €/m² moyen, son mètre carré monte de 6,4 % sur un an, contre 7,1 % en octobre dernier. Tours est juste au pied du podium : elle progresse de 5,9 % en novembre et voit son mètre carré s’établir à 2.464 €.

L’ancien à Paris

La capitale reste la ville la plus chère de France, avec 9.384 € en moyenne au m2. C’est une hausse de 4,3 % sur un an. En octobre dernier, le rythme de progression annuel s’affichait à 3,2 %. La Chambre des Notaires de Paris confirme que l’ancien augmente de 6,2 % au troisième trimestre 2018, un rythme annuel qui devrait passer à 7 % en janvier 2019.

Dans les autres grandes villes analysées par PAP, la tendance haussière est moins marquée. Rennes (+ 3,8 % sur un an mètre carré moyen à 3.050 €), Strasbourg (+ 3 % pour un mètre carré moyen à 2.802 €) ou encore Brest (+ 3,1 % pour un mètre carré moyen à 1.545 €) enregistrent des hausses modérées. Cette dernière ville est la moins chère de toutes celles analysées par l’indice PAP. Dans les autres villes, les prix varient entre quasi-stabilité (+ 0,2 % à Nice) et progression modérée (+ 2,1 % à Angers).

 

 

 

Immobilier ancien : bilan 2018

La hausse des prix, mais aussi la rapidité des transactions illustrent le dynamisme actuel du marché de l’ancien. En 2017, 968.000 transactions ont été enregistrées, le meilleur score depuis que la statistique publique existe. Une tendance confirmée par le dernier indice Notaires-Insee, qui recense 956.000 ventes sur douze mois, entre octobre 2017 et septembre 2018.

La faiblesse des taux immobiliers dope les ventes. La moyenne toutes durées confondues varie, depuis un an, entre 1,43 et 1,52 % hors assurances selon l’Observatoire CSA/Crédit Logement. Elle montait à 2,19 % en novembre 2015, à 3,08 % en novembre 2013… et à 5,15 % en novembre 2008. Une étude du Crédit foncier montre que du point de vue des taux, le pouvoir d’achat immobilier a bondi de 30 % en dix ans !

Les perspectives pour 2019

2019 devrait être plus incertaine : les taux devraient rester bas jusqu’à l’été, la BCE envisageant peut-être de remonter son taux directeur en août prochain. Pour autant, la hausse des prix ne sera plus compensée par la baisse des taux, ce qui devrait réduire le pouvoir d’achat immobilier.

Les Français auront toujours envie de bâtir un patrimoine, les incertitudes de 2019 pourraient même renforcer l’aspect valeur refuge de l’immobilier. Mais la baisse du pouvoir d’achat immobilier va conduire les acquéreurs à faire pression sur les prix… et donc sur les vendeurs. « Ces conditions favorisent la vente de particulier à particulier, car sans commission, l’acquéreur peut payer moins cher sans que le vendeur n’y perde quoi que ce soit ! » explique Corinne Jolly. PAP estime que 850.000 transactions environ pourraient être enregistrées en 2019.